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Atterrissement : amas de terres, de sable, apportée par les eaux.

Bassin versant : le bassin-versant est la surface réceptrice des eaux qui alimentent une nappe souterraine, un lac, une rivière ou un réseau complexe. On le définit par sa morphométrie, ses caractères climatiques, sa géologie, sa végétation, ses sols.

Comité de pilotage : c’est une structure active dont le nombre de participants est réduit pour en assurer l'efficacité. Il intervient principalement lors de la réalisation de l'étude. Ses membres sont désignés par le Maître d'Ouvrage.

Crue : phénomène hydrologique de base, c’est l'augmentation plus ou moins brutale du débit et par conséquent de la hauteur d'un cours d'eau. En général, on distingue deux types de crues : les crues fluviales et les crues torrentielles même si le passage de l'une à l'autre se fait de façon continue.

  • Les crues fluviales, souvent saisonnières, affectent les cours d'eau importants aux vastes bassins versants ; en général la montée des eaux y est lente.
     
  • Les crues torrentielles ou rapides, subites, brutales, soudaines ou encore éclair affectent n'importe quelle partie du réseau hydrographique ; elles sont souvent dues à des pluies très violentes et localisées. Elles sont caractérisées par une évolution très rapide, la montée des eaux étant très brutale.

Crue décennale, centennale : c’est une crue qui a 1 chance sur 10, 100... d'être dépassée au cours d'une année dans les conditions de climat actuel. Cela reste une probabilité, ainsi il se peut qu’une crue décennale se produise 2 fois dans la même année.

Crue de projet ou débit d’étude : c’est une crue de récurrence donnée (fonction de l'environnement et d'impératifs technologiques) servant à calculer la résistance des ouvrages de génie civil: ponts, barrages...

Curage : procédé qui consiste à extraire la matière et les débris organiques déposés naturellement au fond d'un fossé, d'un canal, d'une rivière ou d'un plan d'eau.

Déclaration d’Intérêt Général : la DIG est une procédure qui permet aux collectivités publiques d’entreprendre l’étude, l’exécution et l’exploitation de tous travaux, ouvrages et installations présentant un caractère d’intérêt général. Lorsque de tels travaux doivent être réalisés sur des propriétés privées, la DIG permet également de légitimer l’intervention des collectivités publiques sur ces terrains. Sa durée de validité ne peut excéder 10 ans.

Déclaration d’Utilité Publique (DUP) : acte administratif reconnaissant le caractère d'utilité publique à une opération projetée par une personne publique ou pour son compte, après avoir recueilli l'avis de la population à l'issue d'une enquête d'utilité publique. Cet acte est en particulier la condition préalable à une expropriation (pour cause d'utilité publique) qui serait rendue nécessaire pour la poursuite de l'opération. Il ne confère aucun droit à l'Administration expropriante : en toute hypothèse, la propriété des biens sujets de l'expropriation ne lui sera transférée qu'après l'intervention des tribunaux dans la procédure.

Elagage : action qui consiste à couper les branches inutiles ou nuisibles d’un arbre.

Embâcle : obstruction du lit d’un cours d’eau par l’amoncellement de débris de tailles et de natures diverses.

Etude d’impact : une étude d'impact est une analyse scientifique et technique qui permet d'envisager globalement les conséquences futures (aussi bien positives que négatives) d'un aménagement sur l'environnement, le cadre de vie et la santé.

Levé topographique : établissement d’un plan, d’une carte, à partir de données de terrain, de photographies aériennes ou d’images satellitaires.

Limnimètre : capteur placé dans le lit de la rivière et destiné à mesurer des hauteurs d’eau (cm).

Lit : le lit est la partie en général la plus profonde de la vallée dans laquelle s’écoule gravitairement un courant d’eau. De manière classique, on distingue le lit mineur limité par des berges, du lit majeur (champs d’inondation) occupé temporairement par les eaux débordantes.

Mandataire : le mandataire agit au nom et pour le compte du maître d’ouvrage et l’assiste dans la programmation de l’opération, la consultation, le choix des intervenants, le contrôle et le règlement des prestations. L’entreprise réalise les travaux dans le cadre du marché qui définit les aménagements à réaliser et leur coût. D’autres intervenants participent aux aménagements, tels que les géomètres pour les levés topographiques, les géotechniciens pour les études de sol, les paysagistes, … Les services de l’Etat assurent pour leur part l’instruction administrative des dossiers réglementaires et le contrôle de la passation des marchés. L’Etat et les collectivités territoriales contribuent également de façon importante au financement des aménagements.

Maître d’oeuvre : le maître d’œuvre est chargé de concevoir techniquement les ouvrages sur la base du programme arrêté par le maître d’ouvrage, d’élaborer les documents techniques et les plans précis de chaque aménagement, d’établir les dossier de consultation des entreprises, d’analyser les offres et de coordonner, diriger et contrôler les entreprises en phase travaux.

Maître d’ouvrage : le maître d’ouvrage est la personne physique ou morale pour laquelle les travaux sont réalisés, et qui, par conséquent, en passe commande et paye les intervenants. Il arrête le programme et le budget de l’opération, valide les choix techniques proposés par les bureaux d’étude et choisit, dans le cadre de la réglementation de la commande publique, les différents prestataires.

Plan de Prévention des Risques (PPR) : c’est un document réalisé par l'Etat qui réglemente l'utilisation des sols en fonction des risques naturels auxquels ils sont soumis. Cette réglementation va de l'interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions. La loi du 2 février 1995 ( dite "loi Barnier") a créé les plans de prévention des risques naturels prévisibles qui constituent aujourd’hui l’un des instruments essentiels de l’action de l’État en matière de prévention des risques naturels.

Plan de secours communal : à la différence des plans de secours de l’Etat qui ont vocation à secourir des victimes, une fois la crise engagée, le plan communal est davantage axé sur la sauvegarde préalable. C’est l’outil opérationnel du maire dans son rôle légal de directeur des secours. Etabli à l’avance en fonction des risques étudiés dans la commune, il fixe les missions des services municipaux et décrit leurs actions au fur et à mesure du déroulement de la crise, ainsi que les modalités de déclenchement de l’alerte.

Plan de secours départemental : le niveau départemental de la gestion de la sécurité civile est confiée au Préfet qui prépare et déclenche, en cas de sinistre de grande ampleur, le plan OR.SEC (Organisation des SECours) ainsi que les autres plans d’urgences :

  • Le plan ORSEC : document général de structure et d’organisation des secours face à tout type de catastrophe, il comporte un organigramme précisant les missions et les moyens confiés aux principaux chefs de services publics, un inventaire des moyens d’intervention disponibles (en hommes et en matériel) publics et privés, les consignes de mobilisation de ces moyens et les schémas des réseaux de liaison et de transmission. Ce n’est ni un règlement de manœuvre, ni un plan d’action (pas d’analyse préalable des risques).
     
  • Les plans d’urgence, documents d’organisation, de définition des missions de tous les acteurs, de planification des mesures à prendre, précisées à partir de l’identification du risque et de ses conséquences prévisibles.
    Pluviomètre : instrument destiné à mesurer la hauteur d'eau de pluie (en millimètres). Si la précipitation est solide (neige, glace, grésil) alors celle ci est fondue pour donner une hauteur d'eau. Depuis peu (juillet 1996), la rosée est considérée comme une précipitation.

Recalibrage : redimensionnement d’un cours d’eau.

Recépage : action qui consiste à couper un arbre prés du sol pour permettre la repousse des rejets.

Régalien, -enne : se dit d’un droit attaché à la royauté, ou qui manifeste une survivance des anciennes prérogatives royales (le droit de grâce du président de la République en France par exemple).

Risberme : technique utilisée pour augmenter le gabarit d’un cours d’eau en cas de crue, sans élargir le lit mineur.

riviere

Risque : un risque naturel est un phénomène naturel potentiellement destructeur. Pour les spécialistes cette expression ne qualifie pas nécessairement le phénomène lui-même, mais plutôt le risque qu'il présente pour une population donnée. Un risque résulte de la combinaison de deux termes :

  • l'aléa naturel, c'est à dire la probabilité d'occurence, dans un laps de temps et une zone donnés, d'un phénomène naturel d'intensité fixée,
  • les dommages causés aux éléments exposés par le phénomène d'intensité retenue (vulnérabilité).

Les dommages seront d'autant plus élevés que la vulnérabilité des éléments exposés au phénomène considéré sera grande.

Servitude de passage : contrainte, assujettissement lié à un bien immobilier. Lorsqu'une maison est enclavée (entourée de propriétés privées, sans aucun accès à un chemin public), par exemple, la servitude de passage oblige un propriétaire à accepter que son voisin (dont le terrain est enclavé) bénéficie d'un droit de passage sur son terrain afin de rejoindre les voies publiques.

Vulnérabilité : sensibilité d'un territoire à un aléa hydrologique. Cette sensibilité se décline en termes de dommages aux personnes et aux biens et de perturbation de l'activité socio-économique.

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