“ La première priorité est d’assurer la sécurité des biens et des personnes ”
Interview de Mme Tabarot, Député de la 9ième circonscription, Maire du Cannet
Siagne-Avenir : Le Député n’a pas de responsabilités directes dans le problème des inondations. Celles-ci relèvent du Préfet et des communes. Pourtant vous avez pris ce dossier à bras-le-corps, pourquoi ?
Madame Tabarot : Tout simplement parce que j’en avais pris l’engagement. J’avais dit que la première priorité était d’assurer la sécurité des biens et des personnes dans la vallée et sur tout le bassin versant. Pour cela, chacun devait désormais assumer toutes ses responsabilités y compris l’État qui a trop longtemps laissé faire n’importe quoi sans réagir. Je savais que c’était un problème grave et complexe qui nécessiterait plusieurs années pour être traité. Depuis 30 ans, rien ou presque n’avait été fait. Il fallait donc agir très vite, dès ma prise de fonction.
Siagne-Avenir : Comment avez-vous organisé votre action ?
Madame Tabarot : J’ai rencontré les victimes des inondations de novembre dernier. Quelqu’un m’a dit : “notre problème dans la Siagne, c’est que nous n’avons jamais eu de mort, si cela avait été le cas, on se serait occupé de nous avant”. Ensuite j’ai rencontré différentes associations et j’ai réuni les maires des quatorze communes du Sisa. Je devais m’assurer que chacun était prêt à jouer le jeu de la solidarité intercommunale. Tous ont soutenu le projet du Sisa présenté par Henri Leroy. Ensuite j’ai rencontré les différents services de l’État concernés. Il a fallu quelques réunions houleuses pour avancer. Enfin, je suis intervenue directement auprès de la Ministre, Roselyne Bachelot, en m’engageant personnellement.
Siagne-Avenir : Le Ministre vient de répondre, l’État prendra en charge une grande partie du financement de l’opération. Dorénavant, votre rôle s’arrête-t-il là ?
Madame Tabarot : Pas du tout. C’est maintenant au Sisa de monter les dossiers, de lancer les appels d’offres, de faire les travaux. Pour autant, il n’est pas question pour moi de refermer le dossier. Bien au contraire, nous ne sommes qu’au début des solutions. Il faudra rester déterminés pour mener à terme tout le programme de travaux. Malgré son caractère d’intérêt général évident, les oppositions de certains intérêts privés peuvent toujours surgir.
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